2017

Le temps passe, les livres s’empilent, il est donc temps… d’en ajouter d’autres. 2017
J’ai déjà fait un petit bilan lecture 2016, 2017 s’annonce sous des auspices, mmmmm, peu enthousiasmants, que faire pour s’occuper? Hanter les librairies, bien sûr. When in doubt, get books (Hermione Granger, sors de ce corps) (un jour, il faudra que je vous parle d’Harry Potter) (si, si).
J’ai essayé de faire un petit tour (virtuel) des catalogues à paraître, voici donc ce qu’il en ressort. Ce que j’attends, moi, personnellement, s’entend. Par exemple, un nouveau recueil de Haruki Murakami (Des hommes sans femmes, en mars chez Belfond), mais l’auteur me fait de plus en plus l’effet d’un café froid, donc sans façon. G. R.R. Martin semble se décider à publier le 6e tome du Trône de fer, ce qui ravira les fans mais mon incursion dans son oeuvre m’avait laissée de marbre, pour être aimable. Quoiqu’il en soit, se profile du lourd, du très lourd…

Catégorie « je me roule par terre d’impatience »

Neil Gaiman, Norse Mythology – février 2017 (VO)

neil gaiman norse mythologyÉvidemment. Après avoir tourné autour des mythes nordiques dans plusieurs romans et nouvelles (American Gods en tête), Gaiman publie en février une réécriture des récits légendaires scandinaves, du moins ceux liés aux Ases, jusqu’à Ragnarok, le crépuscule des dieux. Et… on n’en sait guère plus. Contrairement à Philip Pullman et ses Contes de Grimm, l’auteur n’est pas un universitaire soucieux d’exhaustivité, mais un conteur aussi brillant que fantasque – il y a donc toujours une chance pour qu’il passe à côté de son sujet ou reste en deça. Encore une fois, Gaiman publierait sa liste de courses que je le lirai quand même. Inutile de préciser que Norse Mythology est déjà en pré-commande et que j’ai déjà poussé les meubles pour lui faire une place dans ma bibliothèque…

 

Paul Auster, 4 3 2 1– janvier 2017 (VF)

paul auster 4 3 2 1J’ai une histoire compliquée avec Paul Auster. Je n’ai pas été renversée par les deux autobiographies/essais publiés ces dernières années par Auster (Chroniques d’hiver et Excursions dans la zone intérieure, pour mémoire). J’avais été tout à fait renversée en revanche par Sunset Park, son dernier roman récent. 4 3 2 1 semble renouer avec la tradition austerienne du roman-destinée quasi picaresque (voir Mr Vertigo) Le pitch : un gamin naît dans un hôpital de Newark en 1947 et ne vivra pas une vie mais 4. 4 chemins déterminés par des aléas différents dont on suivra les pleins et les déliés. Ce nouvel opus, ambitieux monstre de 900 pages (aïe…), reprend apparemment des codes chers à l’auteur : l’Amérique post-WWII, la dispersion des identités, les constructions labyrinthiques empruntées au polar. De son propre aveu, Auster est ressorti épuisé de 3 ans d’écriture monastique. D’un côté, je crains le pire, d’un autre à coeur vaillant, rien d’impossible! Sortie américaine prévue fin janvier.

 

David Vann, Bright Air Black – mars 2017 (VO)

david vann bright air black 201713e siècle avant notre ère. Un équipage d’aventuriers, mandaté par le roi de Corinthe, fait voile vers la Colchide en quête d’une peau de bélier mythique.  Ruses et convoitises… le héros s’attache l’affection de la fille du roi pour obtenir le butin, pensant utiliser ses talents de magicienne. Grave erreur : la jeune femme largue en son sillage corps découpés et trahisons sanglantes. Vous avez bien lu, David Vann et sa plume d’encre noire cauchemar se sont emparés du mythe de Médée, magistrale hystérique, sorcière, meutrière, l’une des figures les plus sombres de la littérature antique (pourtant prolixe en la matière). Oublions le falot Jason, le roman prendra la voix de l’enchanteresse. J’en trépigne d’avance.

 

 

Catégorie « Je hausse un sourcil intéressé »

J.R.R. Tolkien, Tale of Beren and Luthien – mai 2017 (VO)

Tolkien beren luthienReprenant un personnage du Livre des contes perdus et pour en célébrer le centenaire, ce Conte de Beren et Luthien, soit l’histoire d’amour entre un mortel et une princesse elfe, doit voir le jour courant mai 2017.  Édité par Christopher Tolkien et illustré par Alan Lee, bien entendu. Je ne suis pas une inconditionnelle de Tolkien, je peine un peu sur le Silmarillion, pris et posé dix fois par manque/ignorance de contexte mythologique, je n’ai jamais fini Le Seigneur des anneaux (je sais, c’est mal) mais j’ai bien l’intention de le faire. Un jour. Mais une nouvelle publication du maître de la fantasy est néanmoins un événement à célébrer. Dont acte.

 

 

Siri Hustvedt, A Woman Looking at Men Looking at Women – décembre 2016 (VO)

Siri hustvedt a woman lookingEncore quelqu’un dont je ne suis pas assidue, mais dont je garde un excellent souvenir (L’Envoûtement de Lily Dahl et Un été sans les hommes, en particulier). Écriture brillante qui fait passer sans douleur des concepts ardus, intellectualisme intransigeant et beaucoup d’humour, Hustvedt fait partie de ces gens dont on ne sait jamais si on doit se sentir admiratif ou complexé. A Woman looking… s’annonce comme un recueil d’essais sur l’art,  la sexualité, la science, l’esprit en général entrelacés d’anecdotes personnelles : une saine lecture, en somme, pour mon cerveau légèrement atrophié ces derniers temps. Pour se mettre l’eau à la bouche, voir cet article du Guardian.

 

Colm Toibin, House of names (VO)

colm toibin house of namesEncore un auteur dont je ne suis pas familière – ma dernière lecture remonte au très brillant Le Maître, roman biographique sur Henry James, et à un recueil de nouvelles moins fascinant, L’Épaisseur des âmes. Mais le résumé est attrayant, puisqu’il s’agit d’une reprise de l’histoire de Clytemnestre, son mariage avec Agamemnon qu’elle fera assassiner, sa régence et une longue liste de meurtres et de vengeance implacables. Sans vouloir comparer vieux pots et bonnes soupes, cette résurgence de la matière antique à travers ses monstresses emblématiques me plaît bien…

 

 

Catégorie « Jamais entendu parler, mais pourquoi pas? »

Les auteurs qui suivent ne m’évoquent rien, soit qu’il s’agisse de premier roman, soit par inculture de ma part. Ce sont simplement des titres relevés au hasard de la presse en ligne qui m’auront chatouillé l’occiput.

Jean Hegland, Dans la forêt – janvier 2017 (VF)

jean hegland dans la foretRésumé de l’éditeur (Gallmeister, toujours un bon choix) : « Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’électricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses. »

 

Julie Buntin, Marlena – juin 2017 (VO)

Julie buntin marlenaD’après le résumé de l’éditeur, un premier roman centré sur deux adolescentes de 15 ans dans la campagne du Michigan, une collection de premières fois qui se soldera par la mort accidentelle de la plus casse-cou des deux. Des décennies plus tard, la survivante se souvient. J’ai été élevée à Moi, Christiane F. et L’Herbe bleue et j’espère que ce roman tire davantage de ce côté que vers le très ennuyeux (à mon sens) Entre Dieu et moi, c’est fini de Katarina Mazetti.

 

 

Bracken McLeod, 13 Views of the Suicide Wood – mars 2017 (VO)

Bracken McLeod 13 viewsTeasing de l’éditeur : « ces histoires s’enracinent dans les coins sombres où douleur et résignation s’entremêlent, où l’on redoute autant un instant de solitude que les choses invisibles qui vous observent derrière la ligne des arbres ». Donnez-moi de l’angoisse, de l’horreur, des fantômes et des monstres, ça me manque (et pourtant, je regarde les infos…).

 

 

 

 Et pour finir… un challenge personnel

Je me suis rendue compte, à mon grand dam, que je ne connais rien à la poésie anglophone contemporaine. Mon expérience doit se limiter à Sylvia Plath, quelques textes d’Anne Carson et de Philip Larkin et… c’est tout. Cela me chagrine, d’autant plus depuis la lecture de Crush, de Richard Siken, qui m’avait retournée (comme à peu près tous ceux qui l’ont lu, si j’ai bien compris). Ce sera donc ma résolution littéraire 2017 : me mettre à la poésie XXIe siècle.
Pour l’instant dans mon viseur (avec un thème récurrent, visiblement):

ocean vuong night skyRichard siken war of the foxestommy rico nature poem

 

 

 

Voilà donc pour un début de liste. Restez en ligne : à suivre, un article sur les sorties cinéma tirées d’un livre (enfin, donnez-moi un jour ou deux, quand même).

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