Bon.
Je n’ai pas écrit une ligne depuis des mois, et autant vous le dire tout de suite : ça va se voir. Excuses, condoléances, etc. Ce blog m’a souvent servi de fil d’Ariane pour revenir à je ne sais quoi qui me semble essentiel, voyons si la magie opère toujours et si je parviens à m’extraire de la partie de Tetris – ou de Twister, selon les jours – qu’est ma vie quotidienne, pour reprendre une véritable activité de lecture. Et sortir ce blog de son caveau. J’en reviens donc à de vieille amours, à une version de LuluOTB que j’ai enterrée, semble-t-il, avec la quarantaine, celle qui pense en orange et noir trois mois par an et aura toujours 12 ans, le nez fourré dans un bouquin.

Passons au thème du jour. Ah, la fin de l’été, le retour aux cartables, la mort des moustiques… Les feuilles qui virevoltent dans l’air de plus en plus frais, on se prend à rêver de thé chaud sous un plaid. Je pourrais égrener les clichés sur trente lignes, l’idée à retenir est de se raccrocher à une ambiance, un jeu de couleurs, d’odeurs. De se créer une zone de confort qui chatoie et réchauffe, et de ne pas vouloir en sortir, pour une fois.

Je suis tombée sur le Pumpkin Autumn Challenge il y a quelques jours (créé et animé par Guimause sur Facebook, Youtube et Instagram) et donc, depuis quelques jours, je fais des listes, j’exhume des livres perdus, je fais chauffer ma carte bleue, je gribouille et je griffonne. L’idée – je résume à gros traits – est de se créer une liste de lectures pour la période du 1er septembre au 30 novembre, à partir des thèmes et mots clés donnés par l’auteur du challenge. En ce qui me concerne, voici donc le résultat, temporaire parce que je me connais et que me donner une liste à suivre, c’est un peu comme me demander de faire un devoir de maths le dimanche à 18h. Bref.

Je suis Médée, vieux crocodile
(trahison, thriller, policier, horreur, épouvante)

 Shirley Jackson, Nous avons toujours vécu au château
Shirley Jackson est un des grands noms de la littérature d’angoisse contemporaine que je n’ai jamais lu, il était temps de remédier à cela. Plutôt que de me lancer dans The Haunting on Hill House, dont j’ai vu des adaptations, j’opte pour la Nouvelle-Angleterre des années soixante, une orpheline livrée à elle-même, pour un roman à mystère réputé glaçant.

Les chimère de la sylve rouge
(gothique, vampire, créature de la nuit)

Patrick Ness, A Monster calls
Je ne supporte plus les vampires, on en a largement fait le tour depuis un moment. Je change donc pour un roman jeunesse sur le thème du deuil et du cauchemar, dont je veux absolument voir l’adaptation cinématographique (Quelques minutes après minuit, 2016).
Autre choix : Neil Gaiman, The Graveyard Book qui végète dans les tréfonds de ma liseuse depuis des années.

Les supplices de la belladone
(un livre à la couverture noire)

Edgar Allan Poe, Contes macabres, illustré par Benjamin Lacombe
Honnêtement, automne, épouvante… Poe, n’est-ce pas ?

Esprit, es-tu là ?
(Fantôme, fantôme du passé, historique, classique)

Barbey d’Aurevilly, L’Ensorcelée
J’ai été prise d’une envie irrépressible de relire le vieux dandy il y a quelques semaines, il faut juste que je retrouve ce livre, lu dans ma lointaine jeunesse, enfoui quelque par dans mon maelstrom personnel.
Autre choix : Je n’ai jamais terminé l’essai Ghost : a Cultural History de Susan Owens, il serait peut-être temps que je m’y (re)mette.

Il fait un temps épouvantail !
(Halloween, Samhain, automne)

 Rien que pour le jeu de mots, je ne peux pas passer à côté. Mais je cherche toujours LE titre parfait, estampillé « Pumpkin », « Samhain » (à prononcer sow-een, de rien, ça me fait plaisir) et « Autumn »
Ray Bradbury est le choix évident et il n’est pas dit que je ne relise pas quelques nouvelles du Pays d’octobre. Mais j’ai envie de chercher un peu plus loin.

Siroter un chocolat chaud sous les saules
(Anthropomorphisme, enfance, feel-good, cocooning)

Kenneth Grahame, Le Vent dans les saules
Je pense avoir vu une adaptation animé de ce classique de la littérature enfantine quand j’étais petite, mais n’avais jamais posé l’œil sur le livre. Réparons cela.

 Fáfnir ton assiette sinon pas de piécettes
(créatures légendaires et fantastiques, petit peuple, féérie, conte, légende, mythe)

Katherine Arden, L’Ours et le rossignol
En général, je fuis les tomes multiples. Mais il me fait de l’œil depuis sa sortie, ce roman de fantasy tissé de folklore russe… J’espère sincèrement ne pas être déçue.

A window to the past
(sorcier, sorcière, magie, SFFF)

Madeline Miller, Circé
Un best-seller, paraît-il. À vrai dire, quitte à choisir une réécriture de l’antique, mon premier choix aurait été L’Obscur clarté de l’air, de David Vann… mais je l’ai déjà lu (et chroniqué ici) il y a deux ans.
Autre choix : J.K. Rowlings, Le Prisonnier d’Azkaban, édition illustrée. Alors, évidemment, je vais le lire aussi. Parce que Harry Potter, bien sûr, et parce que Remus Lupin, Sirius Black, les Marauders. Mais surtout Remus Lupin.

Les rêves d’Aurore
(LGBTQIA+, militantisme)

Emily Tesh, Silver in the Wood
Je voulais éviter de tomber dans des romans YA (Aristote et Dante… et autres Love, Simon) suis tombée sur une recommandation pour un roman/novella de fantasy. Mais j’y travaille.
Autre choix : j’y travaille, j’ai dit.

Sarah Bernhardt, monstre sacré
(Dramaturgie, pièce de théâtre, arts)

Je n’aime pas le théâtre, ce n’est pas nouveau et rien n’y fait. Il est possible que je passe mon tour, à moins que je ne me lance (une fois de plus) dans Macbeth.
Autre choix : aucune idée…

Les écailles de Mélusine
(féminisme, transformation, métamorphose)

Jo Harjo, Crazy Brave
Jo Harjo est une poétesse américaine, activiste des droits des Amérindiens entre mille autres choses, Crazy Brave est son autobiographie et je suis curieuse.

Nausicaä de la vallée des vents
(Nature Writing, écologie, nature, post-apocalyptique)

Trop de choix pour l’heure, ne serait-ce que dans le catalogue des éditions Gallmeister. Mais il est possible que j’opte pour un recueil de poésie.
Autre choix : Je dirais bien Dans la forêt de Jean Hegland, mais j’ai des sentiments très mitigés envers ce roman et je sens que j’ai davantage envie de voir le film que de relire le roman. J’ai aussi exhumé des étagères Mon Amérique de Jim Fergus, pour varier un peu de la fiction.

Voilà voilà voilà… Avec tout ça, si je n’ai pas de quoi faire…

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