Anais Nin Something is always born of excess L'excès engendre toujours quelque chose

 Parce qu’Anais Nin n’a pas fait qu’écrire des nouvelles érotiques ou s’absorber dans sa relation avec Henry Miller…

Lettre à un jeune aspirant écrivain qu’elle avait pris sous son aile, 1945 :

Il ne faut pas avoir peur, se montrer réticent, compter chichement ses pensées et ses sentiments. Il est vrai aussi que la création vient d’une surabondance, il faut donc que vous appreniez à absorber, à vous imbiber, à vous nourrir, sans crainte d’être rassasié. La plénitude est comme une lame de fond qui vous emporte irrésistiblement vers l’expérience et l’écriture. Laissez-vous couler et déborder, laissez la température augmenter, acceptez tous les épanchements, toutes les intensifications. L’excès engendre toujours quelque chose : le grand art est né des grandes terreurs, de la grande solitude, des grandes inhibitions et instabilités, et il les compense toujours.

 

 

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